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Point de vue politique

C’est à l’école que doit commencer …

Un Suisse célèbre a dit un jour: «C’est à la maison que doit commencer ce qui illuminera la patrie». Les mots de Jeremias Gotthelf datent de 171 ans, mais sont toujours d’actualité. Qu’il me pardonne si je modifie un peu son propos pour l’adapter à l’esprit du temps: «C'est à l’école que doit commencer ce qui bénéficiera à l’homme».

C’est à l’école que commence la promotion de la santé: l’école peut soutenir les efforts des parents, mais aussi combler des lacunes lorsque ceux-ci ne savent pas expliquer à leurs enfants comment rester en bonne santé. Malheureusement, l’école omet trop souvent de saisir cette chance.



Mouvement: Il est alarmant de constater que d’innombrables enfants sont rapidement essoufflés. Faut-il réellement aller à l’école dans la voiture de maman, faire l’école buissonnière pour échapper au sport et rester constamment assis sur les bancs de l’école? On peut tellement bouger dans l’enceinte de l’école – pourquoi ne pas en profiter?



Alimentation: Trop, trop gras, trop sucré, trop déséquilibré. Est-ce que le goûter doit réellement se composer d’un coca et d’une barre de chocolat, l’instituteur devenir diplomate dans les thèmes alimentaires, les cours de cuisine doivent-ils être assommants – ou ne serait-ce pas plus intéressant
de les rendre sympathiques et assez motivants pour que les enfants recréent à la maison la recette enseignée? L’école peut et doit se «mêler» de l’alimentation des enfants dès que les enseignants constatent que les parents sont dépassés.



Ménagement: Les adultes et leurs syndicats protesteraient sûrement si on devait les forcer à porter des sacs désespérément lourds et rester assis pendant des heures sur un siège inconfortable. Le cartable doit-il réellement excéder 10 % du poids de l’enfant, le mobilier scolaire faire mal au dos? L’école est un lieu de travail: les postes devraient être ergonomiques et l’emploi du temps conçu de manière à ce que les enfants n’aient pas une enclume dans le dos.



Suggestions: Des directives sont certainement nécessaires, mais il vaut mieux donner des conseils. Mouvement, alimentation, articulations, poids corporel: l’idéal serait que les enfants soient assez informés pour trouver eux-mêmes la bonne solution.



Observation: Les enseignants voient parfois bien plus que les parents. Il est dommage que ces constatations ne soient pas transmises, surtout lorsque l’appareil locomoteur d’un enfant présente des anomalies. Parents, médecins et chiropraticiens devraient être informés des observations faites en salle de classe afin de pouvoir agir pour le mieux en temps utiles.



Coopération: Les temps où l’on s’occupait à «cultiver son petit jardin» sont révolus! Médecins, chiropraticiens et professeurs devraient travailler main dans la main, car il ne s’agit pas d’eux, mais de la santé des enfants. Ensemble, nous voyons davantage et agissons de manière plus sûre, efficace et avantageuse. Il faut en profiter!



Je sais que certains fronceront les sourcils et affirmeront qu’ils sont les seuls concernés par la santé de leurs enfants. Je l’accepte. Mais n’oublions pas que nous ne parlons pas des enfants dont les parents savent ce qu’ils font, mais d’enfants dont les parents sont débordés et dépassés. L’école a le devoir de prêter et nous n’avons pas le droit d’abandonner les jeunes. Aux enseignants, aux médecins et aux chiropraticiens de relever le défi!n



Cordialement vôtre,
Dr Gian Jörger, chiropraticien
Président de ChiroSuisse,
l’Association Suisse des Chiropraticiens


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